Plateforme SGA

Suite au séquençage du génome de la levure en 1996 et la mise en place de collections de mutants de délétion en 2000, les techniques de génomique se développent de manière fulgurante. Le Synthetic Genetic Array (SGA) est l’une des ces techniques émergente.

Le SGA est une technologie de haut débit permettant le crible de banques de doubles mutants. Le principe étant de croiser une souche portant une mutation dans le gène d’intérêt avec une première banque de mutants. Les doubles mutants ainsi générés sont scannés pour leurs potentielles interactions géniques synthétiques létales. Ce type de crible a été énormément utilisé depuis des années dans le but de déchiffrer la complexité des réseaux génétiques et des voies d’interactions chez la levure. Aujourd’hui le SGA représente un outil puissant pour les études de fonction des gènes de la levure.

Un laboratoire entièrement équipé et dédié à la technique du SGA a été établi dans le Département de Transfert situé à l’hôpital Saint-Louis. Il est accessible à toutes les équipes de recherche. La base de la plate-forme est un robot manipulateur de 48-plaques (S & P Robotics, Inc.) permettant la réplication des colonies vers des milieux solides ou liquides en plaques de 96, 384 et 1536 puits. En outre, le robot est équipé d’un outil de reformation de réseau permettant l’organisation des collections ou l’isolement de souches individuelles des plaques. L’acquisition et l’analyse d’images sont également entièrement automatisées. De plus, cette plateforme met à disposition des utilisateurs une large collection de S.cerevisiae et S.pombe. Actuellement, plusieurs banques de levures sont disponibles à l’Institut Curie : banques de délétion, de surexpression, de mutants ponctuels d’histones et une collection GFP. L’analyse des résultats est réalisée en collaboration avec l’équipe de bioinformatique et de biologie des systèmes du département Cancer (U900) à l’Institut Curie.

La plate-forme SGA a été soutenue financièrement par le DEEP Labex, le Centre de Recherche de l’Institut Curie et par les contributions de plusieurs équipes de recherche Curie.