Nomination

Entretien avec Antonin Morillon, nouveau directeur d’unité

Antonin Morillon, a researcher in epigenetic, in his lab at the Curie Institute. Paris, France. August 18, 2017. 
Antonin Morillon, chercheur en epigenetique, dans son laboratoire a l'Institut Curie. Paris, France. 18 aout 2017.

Au 1er janvier 2019, la direction de l’Unité dynamique de l’information génétique (UMR3244) a changé. Arturo Londono laisse sa place de directeur d’unité au chef d’équipe Antonin Morillon. Rencontre et retour sur son parcours.

  • Pourquoi avoir postulé à cette direction ?
    Diriger une unité de recherche c’est élargir son champ de connaissances tout en contribuant à l’émergence et à la consolidation d’activités de recherche des autres équipes de l’unité. Jouer un rôle dans la stratégie et la vision scientifique d’une thématique de recherche est pour moi maintenant une évidence et c’est pourquoi j’ai accepté de prendre le relais de l’excellent travail mené par mon prédécesseur Arturo Londono à ce poste.
  • Quelle est votre vision de l’Institut Curie ?
    Pour moi l’Institut curie est le meilleur endroit en France pour mener mes recherches avec un environnement idéal en terme de plateformes technologiques à la pointe de ce que se fait de mieux, en terme d’échanges d’idées scientifiques fondamentales mais aussi à portées médicales, avec mes collègues du centre de recherche et de l’hôpital.
  • Imaginez-vous tisser des liens avec l’Ensemble hospitalier, avec la recherche translationnelle (modèle Curie) ?
    J’imagine largement renforcer mes liens avec le département translationnel que nous avons déjà très fort co hébergeant une équipe SIRIC (Celine Vallot) et inscrivant plusieurs collaborations au sein du PMS (Anne Vincent-Salomon , Yves Allory entre autres).
  • Cette nouvelle prise de fonction signifie-t-elle pour vous nouveaux projets ou plutôt une continuité ?
    Une continuité dans mes projets d’équipe mais aussi de nouveaux projets pour l’unité en particulier l’objectif de renforcer et développer une expertise d’approches d’intelligence artificielle pour la compréhension des données OMIC en single cell clinique.

A l’occasion de la fin de son mandat, Arturo Londono est revenu, quant à lui, sur les principales réalisations de l’unité donc chacun peut être fier :
« Au cours de mandature qui s’achève nous avons fait face à de très grands défis, autant du point de vue scientifique avec une réorientation majeure afin d’incorporer la bio-informatique de façon définitive dans nos thématiques de recherche que du point de vue administrative avec le renouvellement de la moitié de nos équipes de recherche. Le résultat de l’évaluation par la HCERES montre que nous avons réussi notre pari. La prochaine mandature par Antonin Morillon se chargera de transformer l’essai ! »
Au cours de son mandat, Antonin Morillon restera par ailleurs à la tête de son équipe ARN Non-Codant, Épigénétique et fluidité du génome. « L’activité de recherche de mon équipe ARN non codant, épigénétique et fluidité du génome, s’articule en deux axes, l’un fondamental en utilisant des systèmes modèles d’études des ARN non codants pour élucider leur rôle dans la maintenance du génome et l’instabilité génétique, l’autre plus translationnel tourné vers l’identification de nouveaux biomarqueurs tumoraux et de nouvelles cibles thérapeutiques. »