Distinctions / Prix

Edith Heard, récompensée par le prix de la « la Société européenne de la génétique humaine »

Le 30 mai, Edith Heard, généticienne britannique, Pr. Au collège de France et cheffe de l’équipe Épigenèse et développement des mammifères (Inserm/CNRS/Institut Curie) a reçu à Copenhague le prix de la Société européenne de la génétique humaine. 

La société européenne de la génétique humaine (ou ESHG) est une organisation à but non lucratif visant à promouvoir la recherche en génétique humaine et médicale, et à regrouper les scientifiques qui partagent cet objectif. L’ESHG rassemble en particulier des chercheurs qui travaillent en Europe et cherche à faciliter les contacts entre eux.

Depuis 2003, l’ESGH décerne son propre prix, récompensant les travaux des chercheurs, en leur offrant, lors la conférence européenne annuelle sur la génétique humaine une séance plénière afin d’exposer aux autres membres les résultats et les avancées de leurs travaux.

Le marquage bleu correspond au noyau, le vert aux chromosomes X et le rouge au gène Xist, un transcrit non-codant (il s’agit d’un ARN, issu de la transcription de l'ADN, qui ne sera pas traduit en protéine).
Le marquage bleu correspond au noyau, le vert aux chromosomes X et le rouge au gène Xist, un transcrit non-codant (il s’agit d’un ARN, issu de la transcription de l’ADN, qui ne sera pas traduit en protéine).

Edith Heard et son équipe travaillent sur le contrôle de l’inactivation du chromosome X, et développent des méthodes et des techniques permettant la compréhension de mécanismes fondamentaux qui sous-tendent la régulation de l’expression des gènes, à la fois au cours du développement et de la différenciation cellulaire mais aussi lors de la tumorigenèse. Sa conférence a porté sur son travail en laboratoire qui consiste à comprendre l’une des questions les plus fondamentales en biologie : « comment s’inactivent et se réactivent les gènes en étudiant le phénomène d’inactivation du chromosome X ? »

A propos d’Edith Heard

Rien ne prédestinait Edith Heard aux sciences du vivant puisque cette britannique a tout d’abord étudié les mathématiques et la physique. A son arrivée à Cambridge, elle découvre la génétique et effectue sa thèse à Londres à « l’Imperial Cancer Research Fund » pour ce qui furent ses premiers pas dans le domaine de la cancérologie. Au fil de ces recherches, elle réalise que pour comprendre la cellule cancéreuse, il faut avant tout comprendre la cellule normale et l’embryogenèse. Après avoir rejoint le laboratoire de Philip Avner à l’Institut Pasteur, elle monte en 2001 une équipe ATIP « Épigenèse et développement des mammifères » à l’Institut Curie dans l’unité dirigée par Geneviève Almouzni. En 2008, son équipe s’installe dans l’unité Génétique et Biologie du développement – dont elle est aujourd’hui directrice – à l’Institut Curie pour poursuivre ses recherches sur l’inactivation du chromosome X, l’un des modèles les plus représentatifs de la régulation épigénétique de l’expression des gènes.

Naël Kechit