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Des nouvelles équipes pour de nouvelles approches

Les thématiques de recherche se renouvellent en permanence. L’Institut Curie est moteur de nouvelles idées, défricheur de nouveaux champs de recherche. Dans cette optique, en 2017, il a accueilli quatre nouvelles équipes.

Anton Granzhan a pris la tête d’un groupe qui explore le développement de nouvelles molécules (ligands, sondes fluorescentes) reconnaissant les structures non-canoniques de l’ADN et de l’ARN, et plus particulièrement, les structures endommagées de l’ADN. Ces structures représentent des intermédiaires clés dans le processus de réparation de l’ADN et sont, ainsi, des cibles privilégiées. L’équipe étudie également les effets biologiques de ces ligands sur des modèles cellulaires, explorant l’hypothèse que ces composés peuvent interférer avec les fonctions biologiques des acides nucléiques et/ou le processus de réparation de l’ADN, visant des applications potentielles dans le contexte de la thérapie contre le cancer.
En savoir plus : Reconnaissance moléculaire d’acides nucléiques (CNRS/Institut Curie)

Les tumeurs cérébrales sont intrinsèquement résistantes aux radiothérapies ou chimiothérapies et le taux de récidive est malheureusement très élevé. La compréhension des mécanismes de résistance de ces tumeurs aux thérapies anti-cancéreuses est actuellement l’un des challenges les plus importants en recherche afin de pouvoir développer des alternatives thérapeutiques pour les patients en clinique.
L’équipe de Giorgio Seano profite de la caractéristique de forte densité de vascularisation de ces tumeurs. Ce paramètre peut constituer un avantage sélectif pour les cellules cancéreuses cérébrales par rapport à d’autres tumeurs moins richement vascularisées. Les chercheurs de cette équipe utilisent des technologies d’imageries intravitales qui leur permettent de visualiser de façon dynamique des sous-classes de cellules tumorales dans leur microenvironnement in vivo avec un niveau de résolution « single cell ». Ils utilisent également de façon extensive des biopsies de patients mises en culture afin de développer des modèles cellulaires utilisables pour des approches translationnelles in vitro.
En savoir plus : Laboratoire Microenvironnement Tumoral / (CNRS/Inserm/Institut Curie)

L’équipe de Raphaël Ceccaldi travaille sur les mécanismes de réparation de l’ADN indispensables à la survie des cellules cancéreuses. Plus particulièrement le laboratoire s’intéresse à la voie alternative de jonction (alt-EJ) qui intervient dans les cellules cancéreuses pour compenser la perte d’activité de recombinaison homologue. Révéler la fonction et la structure de ces voies moléculaires permettra l’identification de nouvelles cibles thérapeutiques pour le traitement du cancer.
En savoir plus : Mécanismes alternatifs de réparation de l’ADN dans les cancers (Inserm/Institut Curie)

Antoin Coulon et son équipe vise à comprendre les liens entre l’organisation dynamique du génome dans l’espace nucléaire et la régulation coordonnée de son expression. Pour cela, les chercheurs combinent des techniques de microscopie permettant de suivre des molécules individuelles (ARN, protéines) et des approches d’analyse de données et de modélisation physique et mathématique pour comprendre les phénomènes sous-jacents.
En savoir plus : Dynamique Spatio-temporelle des Fonctions Génomiques (CNRS/Institut Curie)

© Uriel Chantraine / Institut Curie