Autres actus

Coup de projecteur sur les irradiations FLASH

Les irradiations FLASH continuent de faire parler d’elles. Jeudi 1er décembre 2016, c’est tenu sur ce sujet le premier congrès international sur le site d’Orsay de l’Institut Curie. Et ce rendez-vous fût un grand succès.

Cet événement a réuni des biologistes, des chimistes, des physiciens, des radiothérapeutes oncologues et des physiciens médicaux internationaux autour du sujet des thérapies innovantes en radiothérapie utilisant l’irradiation FLASH. Cette découverte, que l’on doit à Vincent Favaudon de l’équipe Réparation, Recombinaison et Cancer dirigée par Marie Dutreix, consiste à délivrer dans un temps très court une dose d’irradiation. L’impact sur les tumeurs est aussi efficace qu’une radiothérapie classique et les tissus sains sont mieux épargnés, ce qui prévient les complications à long terme de la radiothérapie.
Un engouement général et un sentiment de participer à une grande découverte a parcouru l’amphithéâtre comble. Pour preuve, les chercheurs et médecins étrangers (des universités de Stanford, Melbourne et Lausanne), avides de découvrir les pistes innovantes pour la radiothérapie de demain, ont présenté des résultats non publiés et des projets en développement.

Pour sculpter le faisceau à la forme et à la profondeur de la tumeur tout en protégeant au maximum les tissus sains avoisinants, plusieurs dispositifs sont placés le long de celui-ci. Ces dispositifs sont façonnés sur place. Ils sont indispensables pour délivrer une dose d’irradiation de façon homogène à une profondeur extrêmement précise dépendante de l’énergie des protons. Ici, le « collimateur » pour moduler dans le plan latéral la forme du dépôt d’énergie et le « compensateur » pour ajuster la distribution de dose en profondeur.
Pour sculpter le faisceau à la forme et à la profondeur de la tumeur tout en protégeant au maximum les tissus sains avoisinants, plusieurs dispositifs sont placés le long de celui-ci. Ces dispositifs sont façonnés sur place. Ils sont indispensables pour délivrer une dose d’irradiation de façon homogène à une profondeur extrêmement précise dépendante de l’énergie des protons. Ici, le « collimateur » pour moduler dans le plan latéral la forme du dépôt d’énergie et le « compensateur » pour ajuster la distribution de dose en profondeur.

L’effet Favaudon
Les causes positives de l’irradiations FLASH ou ce qui pourrait bien passer dans le langage courant comme « l’effet Favaudon » est un phénomène biologique encore mal compris. Des efforts importants ont été initiés par la communauté de chercheurs pour comprendre les mécanismes responsables des effets bénéfiques et l’événement à pu mettre en évidence la convergence de plusieurs explications.

Enfin, le transfert de ces découvertes vers la recherche clinique a démarré. Actuellement une première étude préclinique sur un modèle animal est conduite en partenariat entre l’Institut Curie, le Centre vétérinaire MICEN Vet et le Centre hospitalier universitaire Vaudois à Lausanne. De plus, dans le cadre d’une collaboration étroite entre chercheurs, physiciens et médecins du centre de recherche et du centre de protonthérapie de l’Institut Curie des études précliniques en utilisant l’irradiant FLASH avec un faisceau clinique, notamment de protonthérapie, se développent.
L’utilisation des Flash nécessite un saut technologique car les appareils de radiothérapie conventionnels ne permettent pas de délivrer de telles doses. C’est pourquoi un système dit « Pencil Beam Scanning », capable de telles performances, a été installé au centre de protonthérapie afin de mener des études précliniques.

Le potentiel de cette avancée est considérable car elle pourrait permettre de traiter des tumeurs dans des régions proches d’organes sensibles. Sa rapidité d’irradiation rend aussi possible le traitement de tumeurs situées dans des organes en mouvement comme les poumons.